Les ministres des Affaires étrangères d'Algérie, du Mali, du Niger et de la Mauritanie prévoient de se réunir vendredi prochain à Bamako, pour discuter de questions liées à la paix, à la sécurité et au développement de la sous-région, indiquait hier l'agence APS.
Des objectifs contrariés par une guerre civile en Libye, invoquée pour justifier une ingérence étrangère aux retombées revigorantes pour un terrorisme qui cause déjà suffisamment de soucis sécuritaires aux pays de la région.
Une guerre qui risque de réduire quasiment à néant les efforts déployés jusqu'ici pour tarir les sources d'approvisionnement en armes et en argent des groupes armés qui squattent le Sahel. "Sans la paix et la stabilité, il n'y aura pas de développement", rappelait M. Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des Affaires africaines et maghrébines, dans des propos rapportés par APS.
Mais comment parvenir à la paix et à la stabilité quand les puissants de ce monde s'arrangent pour venir guerroyer, tuer et détruire légalement au nom d'une prétendue protection des populations civiles, qu'on refuse bassement depuis des décennies aux Sahraouis et bien avant eux aux Palestiniens ? La réunion de Bamako discutera-t-elle de cette ingérence refusée dans la région, à l'exception de la frange compradore des insurgés libyens ?
Une ingérence d'essence occidentale dont les tenants s'arrangent contre tout entendement à faire durer le plaisir, refusant toutes les propositions de paix avancées de par le monde.
Des propositions pourtant mesurées, capables de sortir la Libye sœur de sa crise, n'étaient les prétentions du zaïmisme régional tricolore. Un zaïmisme qui non content de venir nous semer la m… dans la région et plus bas pousse l'outrecuidance jusqu'à soumettre le chef de la diplomatie de la RADP à un interrogatoire téléphonique sur les activités de nos… concessionnaires. Il n'y manquait que… la gégène. Plutôt ridicule, mais surtout insupportable !
En Afrique, et particulièrement dans notre région, Paris adopte une attitude de plus en plus hégémonique qui ne favorise ni la paix ni la stabilité. La France - et c'est là un constat - est présente partout là où il y a le sang, la destruction, là où règnent l'intrigue et le coup d'Etat. Il serait peut-être judicieux de considérer cette donne à Bamako !
Mohamed Zaaf
Concentré d'actualité et de chroniques tout droit sortis du "four" : Algérie, ainsi qu'un revue de presse de l'actualité algérienne.
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vendredi 20 mai 2011
dimanche 27 décembre 2009
Pris aux prix
Aller faire son marché à Marignane serait-il plus rentable pour la ménagère algérienne ? Car l’envol des prix des fruits et légumes chez nous vous encourage vivement à mimer l’action d’Aminatou Haider qui fut si économique pour ses hôtes à Lanzarote, mais qui coûta tellement au dernier des commandeurs des croyants dans le monde. A voir les étals de nos marchés, vous seriez tentés par un bouillon de bananes, les légumes tout à fait locaux comme la tomate, les petits pois ou les haricots verts étant de 40 % plus chers.
Les légumes secs qui sauvaient la mise chez les plus nécessiteux d’entre nous voient aussi leurs prix propulsés et se mettent hors de portée, à l’instar des lentilles qui ont pu atteindre la barre de 180 DA le kilo. On nous dit que ce sont là des augmentations d’hiver et que cela est tout à fait naturel.
Normal qu’un kilo de haricots verts frais cultivé à la sortie de Bab Djedid pour être commercialisé à Bab el-Oued coûte presque le prix d’un kilo de haricots verts en conserve, importé des zones proches de l’Alaska ? Quels que soient l’importance, le confort et la beauté esthétique d’une autoroute, le marcheur saurait-il la couvrir le ventre vide ? Timide auparavant, la spirale des prix s’emballe et n’a plus de retenue, en l’absence de réactions des pouvoirs publics.
L’Etat, si à cheval lorsqu’il s’agit de tacler une marche à Alger, est lamentablement absent face au désordre et aux irrégularités qui distinguent le commerce national. Pis, il est arrivé qu’on nous ramène de l’étranger des «lumières» pour nous éclairer et nous expliquer les immenses bienfaits de… l’informel et de son rôle irremplaçable dans l’essor de notre économie.
Personne de sensé ne peut renier les efforts à la relance du monde rural et l’aide conséquente que l’Etat accorde directement ou indirectement aux activités agricoles. Un appui qui a fini par faire considérablement baisser le montant de la facture alimentaire. Mais est-il juste de laisser s’installer une anarchie qui permette aux spéculateurs de détourner à leur guise le produit des efforts conjugués de l’Etat et du fellah, et de s’enrichir sur le dos d’un consommateur déjà éprouvé. Qui serait pour un Etat pigeon où c’est le déshérité qui est pénalisé ?
Par Mohamed Zaâf
Les légumes secs qui sauvaient la mise chez les plus nécessiteux d’entre nous voient aussi leurs prix propulsés et se mettent hors de portée, à l’instar des lentilles qui ont pu atteindre la barre de 180 DA le kilo. On nous dit que ce sont là des augmentations d’hiver et que cela est tout à fait naturel.
Normal qu’un kilo de haricots verts frais cultivé à la sortie de Bab Djedid pour être commercialisé à Bab el-Oued coûte presque le prix d’un kilo de haricots verts en conserve, importé des zones proches de l’Alaska ? Quels que soient l’importance, le confort et la beauté esthétique d’une autoroute, le marcheur saurait-il la couvrir le ventre vide ? Timide auparavant, la spirale des prix s’emballe et n’a plus de retenue, en l’absence de réactions des pouvoirs publics.
L’Etat, si à cheval lorsqu’il s’agit de tacler une marche à Alger, est lamentablement absent face au désordre et aux irrégularités qui distinguent le commerce national. Pis, il est arrivé qu’on nous ramène de l’étranger des «lumières» pour nous éclairer et nous expliquer les immenses bienfaits de… l’informel et de son rôle irremplaçable dans l’essor de notre économie.
Personne de sensé ne peut renier les efforts à la relance du monde rural et l’aide conséquente que l’Etat accorde directement ou indirectement aux activités agricoles. Un appui qui a fini par faire considérablement baisser le montant de la facture alimentaire. Mais est-il juste de laisser s’installer une anarchie qui permette aux spéculateurs de détourner à leur guise le produit des efforts conjugués de l’Etat et du fellah, et de s’enrichir sur le dos d’un consommateur déjà éprouvé. Qui serait pour un Etat pigeon où c’est le déshérité qui est pénalisé ?
Par Mohamed Zaâf
lundi 16 novembre 2009
Le défaitisme ? Ce n'est pas algérien !
Partis disputer un match de football contre l'équipe d'un pays qualifié de "frère", les Fennecs se sont fait caillasser avant et après la rencontre. Au Caire, on était peut-être parti de l'adage "qui aime bien châtie bien" ? Sauf que dans notre glorieuse Algérie, les gens exècrent la hogra.
Surtout lorsqu'elle provient d'un pays qui perd lamentablement la notion de l'aman et va jusqu'à violenter froidement ses hôtes dans des traquenards traîtreusement préparés alors qu'il se coupe en quatre pour garantir une sécurité totale à Israël, son partenaire tueur d'enfants palestiniens. En réalité, Le Caire se trouve désormais plus proche d'Israël que des masses arabes.
Quatre bus de supporters algériens s'étaient fait attaquer à la fin du match, à hauteur d'un barrage… abandonné, alors que les brigades antiémeutes se trouvaient à peine à quelques dizaines de mètres de là. Des lâchetés qui, loin d'atteindre le moral algérien, le galvanisent plutôt.
Au point que des chaînes humaines interminables se formaient hier devant les agences de voyages, chacun espérant décrocher le billet pour Khartoum. Une mobilisation massive, tout à fait spontanée qui rappelle celle qui eut lieu en 1963 lors de l'ignoble agression marocaine de Tindouf. Une mobilisation qui a tendance à s'éloigner, malheureusement, du cadre strictement sportif.
Comment pourrait-il en être autrement alors qu'il y a eu au moins une vingtaine de blessés - dont trois se trouvaient encore hospitalisés hier après-midi - parmi les Algériens partis au Caire, non pas pour faire la guerre, mais juste pour supporter leur équipe ? Ils s'étaient fait lâchement attaquer sur les grandes artères du Caire où pratiquement rien ne bouge d'habitude sous la loupe des services de sécurité.
Plus grave, une information de source aéronautique non confirmée officiellement faisait hier état du rapatriement de plusieurs cercueils du Caire alors que, pour leur part, les médias publics n'avaient encore fait état ni des blessés, ni de leur nombre, encore moins de morts éventuels. Quoi qu'il en soit, la sauvagerie cairote ne semble pas intimider les Algériens qui iront confiants chez Omar El-Bachir, sachant que les Soudanais savent apprécier chacun à sa… juste valeur.
Par Mohamed Zaâf
Surtout lorsqu'elle provient d'un pays qui perd lamentablement la notion de l'aman et va jusqu'à violenter froidement ses hôtes dans des traquenards traîtreusement préparés alors qu'il se coupe en quatre pour garantir une sécurité totale à Israël, son partenaire tueur d'enfants palestiniens. En réalité, Le Caire se trouve désormais plus proche d'Israël que des masses arabes.
Quatre bus de supporters algériens s'étaient fait attaquer à la fin du match, à hauteur d'un barrage… abandonné, alors que les brigades antiémeutes se trouvaient à peine à quelques dizaines de mètres de là. Des lâchetés qui, loin d'atteindre le moral algérien, le galvanisent plutôt.
Au point que des chaînes humaines interminables se formaient hier devant les agences de voyages, chacun espérant décrocher le billet pour Khartoum. Une mobilisation massive, tout à fait spontanée qui rappelle celle qui eut lieu en 1963 lors de l'ignoble agression marocaine de Tindouf. Une mobilisation qui a tendance à s'éloigner, malheureusement, du cadre strictement sportif.
Comment pourrait-il en être autrement alors qu'il y a eu au moins une vingtaine de blessés - dont trois se trouvaient encore hospitalisés hier après-midi - parmi les Algériens partis au Caire, non pas pour faire la guerre, mais juste pour supporter leur équipe ? Ils s'étaient fait lâchement attaquer sur les grandes artères du Caire où pratiquement rien ne bouge d'habitude sous la loupe des services de sécurité.
Plus grave, une information de source aéronautique non confirmée officiellement faisait hier état du rapatriement de plusieurs cercueils du Caire alors que, pour leur part, les médias publics n'avaient encore fait état ni des blessés, ni de leur nombre, encore moins de morts éventuels. Quoi qu'il en soit, la sauvagerie cairote ne semble pas intimider les Algériens qui iront confiants chez Omar El-Bachir, sachant que les Soudanais savent apprécier chacun à sa… juste valeur.
Par Mohamed Zaâf
dimanche 15 novembre 2009
Bravo Sarkozy !
La volonté du roi Mohammed VI, telle qu'exprimée dans son dernier discours, est exécutée sur le terrain à l'esprit comme à la lettre, pour ne pas dire avec zèle. Le Makhzen qui ne cherche même plus à camoufler les lâchetés contre les populations sans défense s'en est pris une nouvelle fois à la militante des droits de l'homme, Aminatou Haider, un symbole qui est pour le peuple sahraoui ce que les Djamila furent pour le nôtre.
Vendredi dernier, alors que le "commandant des croyants" accomplissait sa prière à Rassani, Aminatou Haider se faisait enlever à l'aéroport d'El-Ayoune, capitale du Sahara occidental sous occupation marocaine. Ce n'est pas la première fois que cela lui arrive. Haider est en effet rompue à la sauvagerie et à la bassesse marocaines, elle qui a subi maintes fois dans les geôles marocaines la torture et le viol. Cependant, les choses empirent pour les Sahraouis depuis, que dans son dernier discours, le sultan les a sommés de choisir entre être marocain ou traître.
"Ou le citoyen est marocain ou il ne l'est pas (…) Ou on est patriote ou on est traître", disait-il dans une logique colonialiste que même Israël n'a pas encore osée. Aminatou Haider n'est pas une inconnue sur le plan international. Elle a été primée dans plusieurs capitales, particulièrement occidentales.
Au-delà de l'hommage mérité qui lui est rendu, les prix souvent prestigieux ne lui sont pas octroyés en tant que citoyenne marocaine, comme le voudrait le roi du Maroc. Bien au contraire, ils lui sont délivrés pour sa lutte en tant que Sahraouie jalouse de son identité, agissante pour la cause de son peuple.
Depuis quelque temps, le Maroc arrête à tour de bras dans les milieux sahraouis et vise particulièrement les militants des droits de l'homme. Il le fait avec l'appui de la France, "le pays des libertés et des droits de l'homme".
En effet, en avril dernier, la France de Sarkozy s'opposait à l'ONU à ce qu'on élargisse les prérogatives de la MINURSO de façon qu'elle puisse assurer la protection des Sahraouis et mettre fin à la violation des droits humains dont le stade devenait alarmant au Sahara occidental. Résultat ? Le trône tombe le masque et ne prend plus de gants pour sévir au grand jour, sans même épargner la… femme.
Par Mohamed Zaâf
Vendredi dernier, alors que le "commandant des croyants" accomplissait sa prière à Rassani, Aminatou Haider se faisait enlever à l'aéroport d'El-Ayoune, capitale du Sahara occidental sous occupation marocaine. Ce n'est pas la première fois que cela lui arrive. Haider est en effet rompue à la sauvagerie et à la bassesse marocaines, elle qui a subi maintes fois dans les geôles marocaines la torture et le viol. Cependant, les choses empirent pour les Sahraouis depuis, que dans son dernier discours, le sultan les a sommés de choisir entre être marocain ou traître.
"Ou le citoyen est marocain ou il ne l'est pas (…) Ou on est patriote ou on est traître", disait-il dans une logique colonialiste que même Israël n'a pas encore osée. Aminatou Haider n'est pas une inconnue sur le plan international. Elle a été primée dans plusieurs capitales, particulièrement occidentales.
Au-delà de l'hommage mérité qui lui est rendu, les prix souvent prestigieux ne lui sont pas octroyés en tant que citoyenne marocaine, comme le voudrait le roi du Maroc. Bien au contraire, ils lui sont délivrés pour sa lutte en tant que Sahraouie jalouse de son identité, agissante pour la cause de son peuple.
Depuis quelque temps, le Maroc arrête à tour de bras dans les milieux sahraouis et vise particulièrement les militants des droits de l'homme. Il le fait avec l'appui de la France, "le pays des libertés et des droits de l'homme".
En effet, en avril dernier, la France de Sarkozy s'opposait à l'ONU à ce qu'on élargisse les prérogatives de la MINURSO de façon qu'elle puisse assurer la protection des Sahraouis et mettre fin à la violation des droits humains dont le stade devenait alarmant au Sahara occidental. Résultat ? Le trône tombe le masque et ne prend plus de gants pour sévir au grand jour, sans même épargner la… femme.
Par Mohamed Zaâf
mercredi 11 novembre 2009
Le blé pourri en pèlerinage à Oran
Encore une fois, Oran, la deuxième ville du pays, se trouve impliquée dans une autre affaire de blé avarié d’origine française. Mais si la dernière affaire de blé pourri introduit et consommé par la population oranaise fut complètement tue chez nous mais révélée par la seule presse française, cette fois c’est grâce à la Gendarmerie nationale, qui est à saluer au passage, que le lièvre est débusqué.
Paradoxalement, Oran avait bloqué dans «l’affaire Codial» un chargement de blé d’origine américaine, reconnu de bonne qualité, documents officiels algériens et américains à l’appui. Il est vrai qu’à l’époque Oran calquait quelque peu son évolution sur le défunt «GGA», c’est-à-dire qu’elle s’adjugeait une sorte d’autonomie que les populations de la région n’ont pensé ne serait-ce qu’une seconde à revendiquer.
Aujourd’hui, grâce à Dieu, ce n’est plus le cas puisque l’engrenage connaît des grincements, que la tentative ne connaît plus la réussite d’antan et qu’il devient désormais possible de barrer la route à ce genre de trafic dont les conséquences peuvent s’avérer catastrophiques pour nos populations de l’Ouest.
L’autre aspect révoltant dans ce nouveau scandale, c’est que l’Office national des céréales a importé 25 491 tonnes de blé pourri auprès d’un fournisseur français avec une autorisation d’entrée délivrée prématurément par l’Inspection de la qualité et de la répression des fraudes.
Comment peut-on attester de la conformité de la marchandise avant l’établissement du rapport d’analyse ? «Je me demande comment on nous a délivré un certificat de conformité si ce blé était avarié et non conforme.
C’est insensé», disait le directeur régional de l’Union des coopératives agricoles à la presse locale. Il n’y a pas que lui qui se pose la lancinante question : qui peut importer du blé avarié et s’arranger pour lui faire emprunter un chemin pour valises diplomatiques ?
A la justice de nous révéler qui sont ces gens sans foi ni loi qui acceptent de mettre en danger la santé des Algériens pour quelques sous ! A la justice de sévir aussi, car l’affaire pue la corruption, un mal qui s’étend chaque jour davantage et qui semble narguer le pouvoir qui se promet de le combattre.
Par Mohamed Zaâf
Paradoxalement, Oran avait bloqué dans «l’affaire Codial» un chargement de blé d’origine américaine, reconnu de bonne qualité, documents officiels algériens et américains à l’appui. Il est vrai qu’à l’époque Oran calquait quelque peu son évolution sur le défunt «GGA», c’est-à-dire qu’elle s’adjugeait une sorte d’autonomie que les populations de la région n’ont pensé ne serait-ce qu’une seconde à revendiquer.
Aujourd’hui, grâce à Dieu, ce n’est plus le cas puisque l’engrenage connaît des grincements, que la tentative ne connaît plus la réussite d’antan et qu’il devient désormais possible de barrer la route à ce genre de trafic dont les conséquences peuvent s’avérer catastrophiques pour nos populations de l’Ouest.
L’autre aspect révoltant dans ce nouveau scandale, c’est que l’Office national des céréales a importé 25 491 tonnes de blé pourri auprès d’un fournisseur français avec une autorisation d’entrée délivrée prématurément par l’Inspection de la qualité et de la répression des fraudes.
Comment peut-on attester de la conformité de la marchandise avant l’établissement du rapport d’analyse ? «Je me demande comment on nous a délivré un certificat de conformité si ce blé était avarié et non conforme.
C’est insensé», disait le directeur régional de l’Union des coopératives agricoles à la presse locale. Il n’y a pas que lui qui se pose la lancinante question : qui peut importer du blé avarié et s’arranger pour lui faire emprunter un chemin pour valises diplomatiques ?
A la justice de nous révéler qui sont ces gens sans foi ni loi qui acceptent de mettre en danger la santé des Algériens pour quelques sous ! A la justice de sévir aussi, car l’affaire pue la corruption, un mal qui s’étend chaque jour davantage et qui semble narguer le pouvoir qui se promet de le combattre.
Par Mohamed Zaâf
samedi 7 novembre 2009
Si chatouilleux ?
En décidant le «départ immédiat» de Mme Block-Mazoyer, conseillère de l’ambassade de Suède à Rabat, le Maroc prétendrait-il par cet acte inamical influer sur la politique du pays qui a envoyé balader Israël, dans le scandale du pillage d’organes. Une horreur commise sur les Palestiniens par l’armée sioniste et révélée l’été dernier par Donald Bostrom, journaliste… suédois. Un scandale d’où le Maroc ne sortait pas indemne, puisque ses ressortissants s’adonnaient eux aussi à ce trafic, puisant dans le corps d’enfants algériens «disparus», selon le professeur Khiati.
Les Suédois n’ont jamais caché leur sympathie aux Sahraouis. Ils ont toujours été les premiers à mettre la main à la poche pour l’aide humanitaire aux refugiés de la Hamada. Connue pour la justesse de ses positions, la Suède avait voté contre l’accord de pêche conclu en 2006 entre le Maroc et l’UE, arguant que le manque de précision quant au territoire d’application pourrait permettre à l’UE de pêcher dans les eaux du Sahara occidental, ce qui serait illégal. Evidemment, un tel vote n’était pas pour enchanter le royaume.
Cependant, c’est la réaction officielle du gouvernement suédois face à l’enlèvement, il y a un mois, des sept activistes sahraouis par les services marocains, qui a dû faire voir rouge à Rabat et rendre plus facile la décision d’expulsion. Carl Bildt, le chef de la diplomatie suédoise, disait qu’il avait transmis à Rabat les préoccupations de son pays sur le cas des 7 détenus et sur le strict respect de leurs droits.
«Nous suivons de près à travers notre ambassade à Rabat et aussi d’autres canaux l’évolution», soulignait-il, assurant d’un suivi continue de la question auprès de l’UE. Mais le coup de grâce fut l’œuvre du Parti social démocrate suédois qui adoptait à la fin d’octobre, lors de son 36e congrès, une motion prévoyant «la reconnaissance de l’Etat sahraoui par la Suède», en cas de victoire électorale du parti.
Des choses qui font qu’aux yeux du Maroc la Suède est plus ou moins à classer au même titre que le Venezuela ou l’Iran, deux capitales avec qui ses relations sont rompues à cause des Sahraouis. Deux capitales qu’Israël n’aime pas. Celle de la Suède non plus d’ailleurs. Israël – Maroc, même combat ?
Par Mohamed Zaâf
Les Suédois n’ont jamais caché leur sympathie aux Sahraouis. Ils ont toujours été les premiers à mettre la main à la poche pour l’aide humanitaire aux refugiés de la Hamada. Connue pour la justesse de ses positions, la Suède avait voté contre l’accord de pêche conclu en 2006 entre le Maroc et l’UE, arguant que le manque de précision quant au territoire d’application pourrait permettre à l’UE de pêcher dans les eaux du Sahara occidental, ce qui serait illégal. Evidemment, un tel vote n’était pas pour enchanter le royaume.
Cependant, c’est la réaction officielle du gouvernement suédois face à l’enlèvement, il y a un mois, des sept activistes sahraouis par les services marocains, qui a dû faire voir rouge à Rabat et rendre plus facile la décision d’expulsion. Carl Bildt, le chef de la diplomatie suédoise, disait qu’il avait transmis à Rabat les préoccupations de son pays sur le cas des 7 détenus et sur le strict respect de leurs droits.
«Nous suivons de près à travers notre ambassade à Rabat et aussi d’autres canaux l’évolution», soulignait-il, assurant d’un suivi continue de la question auprès de l’UE. Mais le coup de grâce fut l’œuvre du Parti social démocrate suédois qui adoptait à la fin d’octobre, lors de son 36e congrès, une motion prévoyant «la reconnaissance de l’Etat sahraoui par la Suède», en cas de victoire électorale du parti.
Des choses qui font qu’aux yeux du Maroc la Suède est plus ou moins à classer au même titre que le Venezuela ou l’Iran, deux capitales avec qui ses relations sont rompues à cause des Sahraouis. Deux capitales qu’Israël n’aime pas. Celle de la Suède non plus d’ailleurs. Israël – Maroc, même combat ?
Par Mohamed Zaâf
jeudi 5 novembre 2009
Contaminé ?
La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton «a renouvelé lundi soir à Marrakech le soutien des Etats-Unis à la position marocaine sur la question du Sahara occidental», nous annonçait une dépêche de l’AFP datée de Marrakech. Bien que nous soyons encore distant du 1er avril, la date qui sied le mieux à ce genre de scoop. Contaminé par la MAP ? «Plus royaliste que le roi», pourrait-on dire quand on connaît les propos exacts de Mme Clinton lors de sa conférence de presse et dans une interview à la MAP.
En professionnelle de la propagande et de la manip, la MAP connaît les limites de sa crédibilité. Elle a préféré cette fois déléguer ses dons et se décharger sur une voix réputée correcte. Mais qu’a dit effectivement Mme Clinton ? «Il est important pour moi de réaffirmer que la politique américaine concernant la question du Sahara occidental n’a pas changé», avait-elle affirmé. D’une éloquence notoire Mme Clinton n’a parlé ni de Sahara marocain ni de provinces du sud mais de Sahara occidental, territoire reconnu non autonome, qui reste en Afrique le dernier à décoloniser, mais qui a été totalement éjecté des accords économiques signés entre les Etats-Unis et le Maroc.
Si Mme Clinton entendait vraiment exprimer le soutien américain au projet moribond de l’autonomie, son vocabulaire est assez riche pour trouver les mots justes qui le disent sans laisser de place aux interprétations complaisantes. Certes, elle parle d’un plan amorcé sous Clinton. Or, à ce moment, le monde ne connaissait ni Mohamed VI ni son projet d’autonomie. Le monde connaissant le plan Baker qui prévoyait une autonomie d’environ cinq ans avec au bout un référendum d’autodétermination.
Le journaliste de l’AFP devrait connaître tout cela. «On a dû lui faire bouffer des choses à Marrakech. On est fort pour ça là-bas. Tout le monde sait qu’on excelle dans la chaa’wadha», me disait un confrère surpris lui aussi par l’insidieuse dépêche. Quoi qu’il en soit, la déclaration de Mme Clinton semblait ravir M. Mohamed Salem Ould Salek, le chef de la diplomatie sahraouie, puisqu’elle traduit «le respect des Etat-Unis du droit de tous les peuples à leur autodétermination», estimait-il sur les ondes de la Chaîne I nationale. Hilar…ant, non ?
Par Mohamed Zaâf
En professionnelle de la propagande et de la manip, la MAP connaît les limites de sa crédibilité. Elle a préféré cette fois déléguer ses dons et se décharger sur une voix réputée correcte. Mais qu’a dit effectivement Mme Clinton ? «Il est important pour moi de réaffirmer que la politique américaine concernant la question du Sahara occidental n’a pas changé», avait-elle affirmé. D’une éloquence notoire Mme Clinton n’a parlé ni de Sahara marocain ni de provinces du sud mais de Sahara occidental, territoire reconnu non autonome, qui reste en Afrique le dernier à décoloniser, mais qui a été totalement éjecté des accords économiques signés entre les Etats-Unis et le Maroc.
Si Mme Clinton entendait vraiment exprimer le soutien américain au projet moribond de l’autonomie, son vocabulaire est assez riche pour trouver les mots justes qui le disent sans laisser de place aux interprétations complaisantes. Certes, elle parle d’un plan amorcé sous Clinton. Or, à ce moment, le monde ne connaissait ni Mohamed VI ni son projet d’autonomie. Le monde connaissant le plan Baker qui prévoyait une autonomie d’environ cinq ans avec au bout un référendum d’autodétermination.
Le journaliste de l’AFP devrait connaître tout cela. «On a dû lui faire bouffer des choses à Marrakech. On est fort pour ça là-bas. Tout le monde sait qu’on excelle dans la chaa’wadha», me disait un confrère surpris lui aussi par l’insidieuse dépêche. Quoi qu’il en soit, la déclaration de Mme Clinton semblait ravir M. Mohamed Salem Ould Salek, le chef de la diplomatie sahraouie, puisqu’elle traduit «le respect des Etat-Unis du droit de tous les peuples à leur autodétermination», estimait-il sur les ondes de la Chaîne I nationale. Hilar…ant, non ?
Par Mohamed Zaâf
mercredi 4 novembre 2009
Les «Fidèles» en mouvement
L’ex-sénateur Djamal Eddine Habibi dit vouloir redorer son blason au père naturel de tous nos partis, le FLN, comme il entend arracher l’Algérie aux griffes de ses prédateurs : des pseudo-politiques aux gangs de la maffia politico-financière en passant par les réseaux narcotrafiquants. Djamal Eddine Habibi préside actuellement aux destinées du «Mouvement des Fidèles», une formation en gestation qui aurait réussi récemment à ouvrir 16 bureaux dans diverses wilayas en seulement… un mois.
Dans un communiqué publié à l’occasion des festivités du 1er Novembre, le MF parle de sa détermination à «réhabiliter» le FLN, après les dégâts postindépendance que lui auraient causé les infiltrés et autres traîtres. De plus, l’organisation de M. Habibi se dit foncièrement contre toute idée d’envoyer le FLN au musée. Et là, elle se distingue, puisque jamais auparavant pareille position n’a été exprimée par ne serait-ce qu’un groupe scout. Aucune formation politique ne prenait le parti du FLN lorsqu’il recevait des coups, alors que ceux qui lui en donnaient le faisaient avec plus de méchanceté, plus de plaisir que la France n’en avait elle-même à l’époque des «événements».
Mais quand le MF se propose de récupérer les vrais principes du Front authentique on ne peut que penser que la tâche est autrement ardue. Où peut-on récupérer des principes qui ne savaient pas ce que le mot échec voulait dire mais qu’on a pour notre malheur égarés ? Dans les objets trouvés ?
Dans les archives de la guerre d’indépendance internées en France ? Faudra-t-il penser à créer à cet effet une commission nationale, comme pour l’histoire de la corruption ? M. Habibi sera peut-être contre, lui qui parle de la vanité du projet portant création d’une commission nationale pour la lutte contre la corruption.
Un projet qui n’est en réalité qu’une preuve de l’échec des institutions de l’Etat à faire face aux corrompus, nous dit le MF. Peut-être qu’il ne fallait pas surseoir à la visite de Hortefeux, qu’il fallait plutôt lui dérouler le tapis rouge pour qu’il nous aide à percer la botte secrète des corrompus de chez lui, les nôtres n’étant finalement que des légataires. Hizb franca serait-il un peu moins qu’un mythe ?
Par Mohamed Zaâf
Dans un communiqué publié à l’occasion des festivités du 1er Novembre, le MF parle de sa détermination à «réhabiliter» le FLN, après les dégâts postindépendance que lui auraient causé les infiltrés et autres traîtres. De plus, l’organisation de M. Habibi se dit foncièrement contre toute idée d’envoyer le FLN au musée. Et là, elle se distingue, puisque jamais auparavant pareille position n’a été exprimée par ne serait-ce qu’un groupe scout. Aucune formation politique ne prenait le parti du FLN lorsqu’il recevait des coups, alors que ceux qui lui en donnaient le faisaient avec plus de méchanceté, plus de plaisir que la France n’en avait elle-même à l’époque des «événements».
Mais quand le MF se propose de récupérer les vrais principes du Front authentique on ne peut que penser que la tâche est autrement ardue. Où peut-on récupérer des principes qui ne savaient pas ce que le mot échec voulait dire mais qu’on a pour notre malheur égarés ? Dans les objets trouvés ?
Dans les archives de la guerre d’indépendance internées en France ? Faudra-t-il penser à créer à cet effet une commission nationale, comme pour l’histoire de la corruption ? M. Habibi sera peut-être contre, lui qui parle de la vanité du projet portant création d’une commission nationale pour la lutte contre la corruption.
Un projet qui n’est en réalité qu’une preuve de l’échec des institutions de l’Etat à faire face aux corrompus, nous dit le MF. Peut-être qu’il ne fallait pas surseoir à la visite de Hortefeux, qu’il fallait plutôt lui dérouler le tapis rouge pour qu’il nous aide à percer la botte secrète des corrompus de chez lui, les nôtres n’étant finalement que des légataires. Hizb franca serait-il un peu moins qu’un mythe ?
Par Mohamed Zaâf
mardi 3 novembre 2009
Les «Fidèles» en mouvement
L’ex-sénateur Djamal Eddine Habibi dit vouloir redorer son blason au père naturel de tous nos partis, le FLN, comme il entend arracher l’Algérie aux griffes de ses prédateurs : des pseudo-politiques aux gangs de la maffia politico-financière en passant par les réseaux narcotrafiquants. Djamal Eddine Habibi préside actuellement aux destinées du «Mouvement des Fidèles», une formation en gestation qui aurait réussi récemment à ouvrir 16 bureaux dans diverses wilayas en seulement… un mois.
Dans un communiqué publié à l’occasion des festivités du 1er Novembre, le MF parle de sa détermination à «réhabiliter» le FLN, après les dégâts postindépendance que lui auraient causé les infiltrés et autres traîtres. De plus, l’organisation de M. Habibi se dit foncièrement contre toute idée d’envoyer le FLN au musée. Et là, elle se distingue, puisque jamais auparavant pareille position n’a été exprimée par ne serait-ce qu’un groupe scout. Aucune formation politique ne prenait le parti du FLN lorsqu’il recevait des coups, alors que ceux qui lui en donnaient le faisaient avec plus de méchanceté, plus de plaisir que la France n’en avait elle-même à l’époque des «événements».
Mais quand le MF se propose de récupérer les vrais principes du Front authentique on ne peut que penser que la tâche est autrement ardue. Où peut-on récupérer des principes qui ne savaient pas ce que le mot échec voulait dire mais qu’on a pour notre malheur égarés ? Dans les objets trouvés ?
Dans les archives de la guerre d’indépendance internées en France ? Faudra-t-il penser à créer à cet effet une commission nationale, comme pour l’histoire de la corruption ? M. Habibi sera peut-être contre, lui qui parle de la vanité du projet portant création d’une commission nationale pour la lutte contre la corruption.
Un projet qui n’est en réalité qu’une preuve de l’échec des institutions de l’Etat à faire face aux corrompus, nous dit le MF. Peut-être qu’il ne fallait pas surseoir à la visite de Hortefeux, qu’il fallait plutôt lui dérouler le tapis rouge pour qu’il nous aide à percer la botte secrète des corrompus de chez lui, les nôtres n’étant finalement que des légataires. Hizb franca serait-il un peu moins qu’un mythe ?
Par Mohamed Zaâf
Dans un communiqué publié à l’occasion des festivités du 1er Novembre, le MF parle de sa détermination à «réhabiliter» le FLN, après les dégâts postindépendance que lui auraient causé les infiltrés et autres traîtres. De plus, l’organisation de M. Habibi se dit foncièrement contre toute idée d’envoyer le FLN au musée. Et là, elle se distingue, puisque jamais auparavant pareille position n’a été exprimée par ne serait-ce qu’un groupe scout. Aucune formation politique ne prenait le parti du FLN lorsqu’il recevait des coups, alors que ceux qui lui en donnaient le faisaient avec plus de méchanceté, plus de plaisir que la France n’en avait elle-même à l’époque des «événements».
Mais quand le MF se propose de récupérer les vrais principes du Front authentique on ne peut que penser que la tâche est autrement ardue. Où peut-on récupérer des principes qui ne savaient pas ce que le mot échec voulait dire mais qu’on a pour notre malheur égarés ? Dans les objets trouvés ?
Dans les archives de la guerre d’indépendance internées en France ? Faudra-t-il penser à créer à cet effet une commission nationale, comme pour l’histoire de la corruption ? M. Habibi sera peut-être contre, lui qui parle de la vanité du projet portant création d’une commission nationale pour la lutte contre la corruption.
Un projet qui n’est en réalité qu’une preuve de l’échec des institutions de l’Etat à faire face aux corrompus, nous dit le MF. Peut-être qu’il ne fallait pas surseoir à la visite de Hortefeux, qu’il fallait plutôt lui dérouler le tapis rouge pour qu’il nous aide à percer la botte secrète des corrompus de chez lui, les nôtres n’étant finalement que des légataires. Hizb franca serait-il un peu moins qu’un mythe ?
Par Mohamed Zaâf
dimanche 1 novembre 2009
L’aliénation ?
Les bouleversements successifs couronnés par la terrible crise de 1992 nous charrièrent autre chose de moins noble.
Le 1er Novembre 1954, un petit nombre d’Algériens décida de passer à l’action et se lança témérairement dans un combat inégal, mais qui fut victorieux avec l’aide de Dieu. L’histoire de David et Goliath se vérifiait encore une fois. L’Algérie négocia avec succès son accès à l’indépendance et à la souveraineté, même si son intégrité territoriale devait lui coûter quelques années de guerre supplémentaires.
Les colons quittèrent massivement le pays qu’ils avaient dominé 132 ans durant. Ils nous prédirent la famine, la misère et le chaos. Pour les Algériens, le choix était de «vivre libres, quitte à bouffer de l’herbe», selon le mot de l’époque. «Houma walla n’touma», disent aujourd’hui nos jeunes harraga, inversant complètement le verset. Où en est-on aujourd’hui avec l’esprit novembriste ? Les bouleversements successifs couronnés par la terrible crise de 1992 nous charrièrent autre chose de moins noble.
Les valeurs de novembre s’effacèrent au profit d’autres qui nous sont étrangères et qu’on nous administre quand même. Les Algériens ont-ils livré une guerre des plus coûteuses pour qu’on vienne leur dicter, au nom d’une fausse mondialisation, une conduite qu’ils refusaient crânement d’adopter sous la colonisation ? Quand nous entendons le chef d’Etat avouer publiquement: «Lorsque je suis venu, j’ai trouvé toutes les clés aux mains de la France», on ne peut que s’interroger sur la fragilité de cette souveraineté qui faisait notre fierté.
Et quand on constate que l’enseignement de la langue française est plus répandu en Algérie que durant la présence coloniale, que le français est pratiquement une seconde langue maternelle puisque enseigné dans nos écoles dès la 2e année primaire, et que les instituteurs, prêts à le répandre dans le Sud, seront récompensés par… un logement, on ne peut que se demander s’il ne s’agit pas là d’une forme d’aliénation qu’aucun chahid n’avait imaginée.
Aujourd’hui, on pousse l’outrecuidance jusqu’à nous sermonner pour nos décisions souveraines. Comme si on faisait partie des DOM-TOM. On s’ingère dans nos affaires jusqu’à nous souffler à l’oreille les bons scandales qui délogent l’adversaire économique. Pourquoi pas alors une repentance à rebours ?
Par Mohamed Zaâf
Le 1er Novembre 1954, un petit nombre d’Algériens décida de passer à l’action et se lança témérairement dans un combat inégal, mais qui fut victorieux avec l’aide de Dieu. L’histoire de David et Goliath se vérifiait encore une fois. L’Algérie négocia avec succès son accès à l’indépendance et à la souveraineté, même si son intégrité territoriale devait lui coûter quelques années de guerre supplémentaires.
Les colons quittèrent massivement le pays qu’ils avaient dominé 132 ans durant. Ils nous prédirent la famine, la misère et le chaos. Pour les Algériens, le choix était de «vivre libres, quitte à bouffer de l’herbe», selon le mot de l’époque. «Houma walla n’touma», disent aujourd’hui nos jeunes harraga, inversant complètement le verset. Où en est-on aujourd’hui avec l’esprit novembriste ? Les bouleversements successifs couronnés par la terrible crise de 1992 nous charrièrent autre chose de moins noble.
Les valeurs de novembre s’effacèrent au profit d’autres qui nous sont étrangères et qu’on nous administre quand même. Les Algériens ont-ils livré une guerre des plus coûteuses pour qu’on vienne leur dicter, au nom d’une fausse mondialisation, une conduite qu’ils refusaient crânement d’adopter sous la colonisation ? Quand nous entendons le chef d’Etat avouer publiquement: «Lorsque je suis venu, j’ai trouvé toutes les clés aux mains de la France», on ne peut que s’interroger sur la fragilité de cette souveraineté qui faisait notre fierté.
Et quand on constate que l’enseignement de la langue française est plus répandu en Algérie que durant la présence coloniale, que le français est pratiquement une seconde langue maternelle puisque enseigné dans nos écoles dès la 2e année primaire, et que les instituteurs, prêts à le répandre dans le Sud, seront récompensés par… un logement, on ne peut que se demander s’il ne s’agit pas là d’une forme d’aliénation qu’aucun chahid n’avait imaginée.
Aujourd’hui, on pousse l’outrecuidance jusqu’à nous sermonner pour nos décisions souveraines. Comme si on faisait partie des DOM-TOM. On s’ingère dans nos affaires jusqu’à nous souffler à l’oreille les bons scandales qui délogent l’adversaire économique. Pourquoi pas alors une repentance à rebours ?
Par Mohamed Zaâf
samedi 31 octobre 2009
L’aliénation ?
Les bouleversements successifs couronnés par la terrible crise de 1992 nous charrièrent autre chose de moins noble.
Le 1er Novembre 1954, un petit nombre d’Algériens décida de passer à l’action et se lança témérairement dans un combat inégal, mais qui fut victorieux avec l’aide de Dieu. L’histoire de David et Goliath se vérifiait encore une fois. L’Algérie négocia avec succès son accès à l’indépendance et à la souveraineté, même si son intégrité territoriale devait lui coûter quelques années de guerre supplémentaires.
Les colons quittèrent massivement le pays qu’ils avaient dominé 132 ans durant. Ils nous prédirent la famine, la misère et le chaos. Pour les Algériens, le choix était de «vivre libres, quitte à bouffer de l’herbe», selon le mot de l’époque. «Houma walla n’touma», disent aujourd’hui nos jeunes harraga, inversant complètement le verset. Où en est-on aujourd’hui avec l’esprit novembriste ? Les bouleversements successifs couronnés par la terrible crise de 1992 nous charrièrent autre chose de moins noble. Les valeurs de novembre s’effacèrent au profit d’autres qui nous sont étrangères et qu’on nous administre quand même.
Les Algériens ont-ils livré une guerre des plus coûteuses pour qu’on vienne leur dicter, au nom d’une fausse mondialisation, une conduite qu’ils refusaient crânement d’adopter sous la colonisation ? Quand nous entendons le chef d’Etat avouer publiquement: «Lorsque je suis venu, j’ai trouvé toutes les clés aux mains de la France», on ne peut que s’interroger sur la fragilité de cette souveraineté qui faisait notre fierté.
Et quand on constate que l’enseignement de la langue française est plus répandu en Algérie que durant la présence coloniale, que le français est pratiquement une seconde langue maternelle puisque enseigné dans nos écoles dès la 2e année primaire, et que les instituteurs, prêts à le répandre dans le Sud, seront récompensés par… un logement, on ne peut que se demander s’il ne s’agit pas là d’une forme d’aliénation qu’aucun chahid n’avait imaginée.
Aujourd’hui, on pousse l’outrecuidance jusqu’à nous sermonner pour nos décisions souveraines. Comme si on faisait partie des DOM-TOM. On s’ingère dans nos affaires jusqu’à nous souffler à l’oreille les bons scandales qui délogent l’adversaire économique. Pourquoi pas alors une repentance à rebours ?
Par Mohamed Zaâf
Le 1er Novembre 1954, un petit nombre d’Algériens décida de passer à l’action et se lança témérairement dans un combat inégal, mais qui fut victorieux avec l’aide de Dieu. L’histoire de David et Goliath se vérifiait encore une fois. L’Algérie négocia avec succès son accès à l’indépendance et à la souveraineté, même si son intégrité territoriale devait lui coûter quelques années de guerre supplémentaires.
Les colons quittèrent massivement le pays qu’ils avaient dominé 132 ans durant. Ils nous prédirent la famine, la misère et le chaos. Pour les Algériens, le choix était de «vivre libres, quitte à bouffer de l’herbe», selon le mot de l’époque. «Houma walla n’touma», disent aujourd’hui nos jeunes harraga, inversant complètement le verset. Où en est-on aujourd’hui avec l’esprit novembriste ? Les bouleversements successifs couronnés par la terrible crise de 1992 nous charrièrent autre chose de moins noble. Les valeurs de novembre s’effacèrent au profit d’autres qui nous sont étrangères et qu’on nous administre quand même.
Les Algériens ont-ils livré une guerre des plus coûteuses pour qu’on vienne leur dicter, au nom d’une fausse mondialisation, une conduite qu’ils refusaient crânement d’adopter sous la colonisation ? Quand nous entendons le chef d’Etat avouer publiquement: «Lorsque je suis venu, j’ai trouvé toutes les clés aux mains de la France», on ne peut que s’interroger sur la fragilité de cette souveraineté qui faisait notre fierté.
Et quand on constate que l’enseignement de la langue française est plus répandu en Algérie que durant la présence coloniale, que le français est pratiquement une seconde langue maternelle puisque enseigné dans nos écoles dès la 2e année primaire, et que les instituteurs, prêts à le répandre dans le Sud, seront récompensés par… un logement, on ne peut que se demander s’il ne s’agit pas là d’une forme d’aliénation qu’aucun chahid n’avait imaginée.
Aujourd’hui, on pousse l’outrecuidance jusqu’à nous sermonner pour nos décisions souveraines. Comme si on faisait partie des DOM-TOM. On s’ingère dans nos affaires jusqu’à nous souffler à l’oreille les bons scandales qui délogent l’adversaire économique. Pourquoi pas alors une repentance à rebours ?
Par Mohamed Zaâf
jeudi 29 octobre 2009
Sabotage ?
Ne voudrait-on pas par hasard faire échec à l’action de Christopher Ross, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental ?
L’ambassadeur de la RASD à Alger, M. Ibrahim Ghali, a clairement averti lors d’une conférence de presse avant-hier que l’escalade marocaine au Sahara occidental, témoin d’une violation continue des droits humains, pouvait être fatale aux négociations maroco-sahraoui. La réaction du diplomate est des plus logiques face au narcissisme de Rabat.
Mais ne serait-ce pas là l’objectif final du trône ? Ne voudrait-on pas par hasard faire échec à l’action de Christopher Ross, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental ? Sinon pourquoi l’arrestation de Tamek et de ses six compagnons et surtout la mobilisation et le tapage fait autour de l’affaire.
Tamek a-t-il innové, lui dont les positions nationalistes sont connues autant que les prisons marocaines le connaissent ? La presse marocaine n’a-t-elle pas repris maintes fois ses déclarations militantes ? En est-il à sa première rencontre avec des compatriotes des territoires libérés ?
Le Maroc décide l’escalade au moment où Christopher Ross s’adonne à un travail de fourmis pour mettre toutes les chances du côté du 5e round des pourparlers entre le royaume et le Polisario. Il avance donc avec la prudence de quelqu’un qui évolue sur de la nitroglycérine dans ce dossier virussé dès le départ par une mauvaise décolonisation.
Accepterait-il de bonne grâce qu’on le fasse tourner en rond comme ce fut le cas avec ses prédécesseurs, dont le gaffeur Peter Van Walsum ? Le Maroc, qui s’était presque fait tirer les oreilles pour avaliser sa nomination, sait parfaitement à qui il a affaire. Aussi pense-t-il qu’il a plus de chance d’entraîner le Polisario que Christopher dans l’erreur.
D’où cette escalade injustifiée, irrationnelle ! Maintenant que Bush a pris une godasse et est rentré chez lui, le makhzen ne doit plus trop miser sur l’interprétation complaisante des textes onusiens.
Car toutes les résolutions mènent à l’autodétermination, de même que «tous les chemins mènent à Rome». «Kima tkhaytou, yjik saroual (couds-le comme tu veux, il t’en sortira un pantalon)», dit, pour sa part, un mot bien de chez nous. Le trône peut danser sur le rythme de la valse, du paso doble ou du a’laoui, le résultat sera le même. Le moment arrivera où il se retirera de la piste.
Par Mohamed Zaâf
L’ambassadeur de la RASD à Alger, M. Ibrahim Ghali, a clairement averti lors d’une conférence de presse avant-hier que l’escalade marocaine au Sahara occidental, témoin d’une violation continue des droits humains, pouvait être fatale aux négociations maroco-sahraoui. La réaction du diplomate est des plus logiques face au narcissisme de Rabat.
Mais ne serait-ce pas là l’objectif final du trône ? Ne voudrait-on pas par hasard faire échec à l’action de Christopher Ross, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental ? Sinon pourquoi l’arrestation de Tamek et de ses six compagnons et surtout la mobilisation et le tapage fait autour de l’affaire.
Tamek a-t-il innové, lui dont les positions nationalistes sont connues autant que les prisons marocaines le connaissent ? La presse marocaine n’a-t-elle pas repris maintes fois ses déclarations militantes ? En est-il à sa première rencontre avec des compatriotes des territoires libérés ?
Le Maroc décide l’escalade au moment où Christopher Ross s’adonne à un travail de fourmis pour mettre toutes les chances du côté du 5e round des pourparlers entre le royaume et le Polisario. Il avance donc avec la prudence de quelqu’un qui évolue sur de la nitroglycérine dans ce dossier virussé dès le départ par une mauvaise décolonisation.
Accepterait-il de bonne grâce qu’on le fasse tourner en rond comme ce fut le cas avec ses prédécesseurs, dont le gaffeur Peter Van Walsum ? Le Maroc, qui s’était presque fait tirer les oreilles pour avaliser sa nomination, sait parfaitement à qui il a affaire. Aussi pense-t-il qu’il a plus de chance d’entraîner le Polisario que Christopher dans l’erreur.
D’où cette escalade injustifiée, irrationnelle ! Maintenant que Bush a pris une godasse et est rentré chez lui, le makhzen ne doit plus trop miser sur l’interprétation complaisante des textes onusiens.
Car toutes les résolutions mènent à l’autodétermination, de même que «tous les chemins mènent à Rome». «Kima tkhaytou, yjik saroual (couds-le comme tu veux, il t’en sortira un pantalon)», dit, pour sa part, un mot bien de chez nous. Le trône peut danser sur le rythme de la valse, du paso doble ou du a’laoui, le résultat sera le même. Le moment arrivera où il se retirera de la piste.
Par Mohamed Zaâf
mercredi 28 octobre 2009
Sabotage ?
Ne voudrait-on pas par hasard faire échec à l’action de Christopher Ross, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental ?
L’ambassadeur de la RASD à Alger, M. Ibrahim Ghali, a clairement averti lors d’une conférence de presse avant-hier que l’escalade marocaine au Sahara occidental, témoin d’une violation continue des droits humains, pouvait être fatale aux négociations maroco-sahraoui. La réaction du diplomate est des plus logiques face au narcissisme de Rabat.
Mais ne serait-ce pas là l’objectif final du trône ? Ne voudrait-on pas par hasard faire échec à l’action de Christopher Ross, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental ? Sinon pourquoi l’arrestation de Tamek et de ses six compagnons et surtout la mobilisation et le tapage fait autour de l’affaire. Tamek a-t-il innové, lui dont les positions nationalistes sont connues autant que les prisons marocaines le connaissent ?
La presse marocaine n’a-t-elle pas repris maintes fois ses déclarations militantes ? En est-il à sa première rencontre avec des compatriotes des territoires libérés ? Le Maroc décide l’escalade au moment où Christopher Ross s’adonne à un travail de fourmis pour mettre toutes les chances du côté du 5e round des pourparlers entre le royaume et le Polisario.
Il avance donc avec la prudence de quelqu’un qui évolue sur de la nitroglycérine dans ce dossier virussé dès le départ par une mauvaise décolonisation. Accepterait-il de bonne grâce qu’on le fasse tourner en rond comme ce fut le cas avec ses prédécesseurs, dont le gaffeur Peter Van Walsum ?
Le Maroc, qui s’était presque fait tirer les oreilles pour avaliser sa nomination, sait parfaitement à qui il a affaire. Aussi pense-t-il qu’il a plus de chance d’entraîner le Polisario que Christopher dans l’erreur. D’où cette escalade injustifiée, irrationnelle ! Maintenant que Bush a pris une godasse et est rentré chez lui, le makhzen ne doit plus trop miser sur l’interprétation complaisante des textes onusiens.
Car toutes les résolutions mènent à l’autodétermination, de même que «tous les chemins mènent à Rome». «Kima tkhaytou, yjik saroual (couds-le comme tu veux, il t’en sortira un pantalon)», dit, pour sa part, un mot bien de chez nous. Le trône peut danser sur le rythme de la valse, du paso doble ou du a’laoui, le résultat sera le même. Le moment arrivera où il se retirera de la piste.
Par Mohamed Zaâf
L’ambassadeur de la RASD à Alger, M. Ibrahim Ghali, a clairement averti lors d’une conférence de presse avant-hier que l’escalade marocaine au Sahara occidental, témoin d’une violation continue des droits humains, pouvait être fatale aux négociations maroco-sahraoui. La réaction du diplomate est des plus logiques face au narcissisme de Rabat.
Mais ne serait-ce pas là l’objectif final du trône ? Ne voudrait-on pas par hasard faire échec à l’action de Christopher Ross, le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental ? Sinon pourquoi l’arrestation de Tamek et de ses six compagnons et surtout la mobilisation et le tapage fait autour de l’affaire. Tamek a-t-il innové, lui dont les positions nationalistes sont connues autant que les prisons marocaines le connaissent ?
La presse marocaine n’a-t-elle pas repris maintes fois ses déclarations militantes ? En est-il à sa première rencontre avec des compatriotes des territoires libérés ? Le Maroc décide l’escalade au moment où Christopher Ross s’adonne à un travail de fourmis pour mettre toutes les chances du côté du 5e round des pourparlers entre le royaume et le Polisario.
Il avance donc avec la prudence de quelqu’un qui évolue sur de la nitroglycérine dans ce dossier virussé dès le départ par une mauvaise décolonisation. Accepterait-il de bonne grâce qu’on le fasse tourner en rond comme ce fut le cas avec ses prédécesseurs, dont le gaffeur Peter Van Walsum ?
Le Maroc, qui s’était presque fait tirer les oreilles pour avaliser sa nomination, sait parfaitement à qui il a affaire. Aussi pense-t-il qu’il a plus de chance d’entraîner le Polisario que Christopher dans l’erreur. D’où cette escalade injustifiée, irrationnelle ! Maintenant que Bush a pris une godasse et est rentré chez lui, le makhzen ne doit plus trop miser sur l’interprétation complaisante des textes onusiens.
Car toutes les résolutions mènent à l’autodétermination, de même que «tous les chemins mènent à Rome». «Kima tkhaytou, yjik saroual (couds-le comme tu veux, il t’en sortira un pantalon)», dit, pour sa part, un mot bien de chez nous. Le trône peut danser sur le rythme de la valse, du paso doble ou du a’laoui, le résultat sera le même. Le moment arrivera où il se retirera de la piste.
Par Mohamed Zaâf
mardi 27 octobre 2009
Intox ou diversion ?
La MAP nous a encore mijoté un scoop à sa façon, c’est-à-dire une information trompeuse comme on sait si bien en cuisiner dans le royaume des chlaouchiya (illusionistes). Selon la prude agence, un haut responsable libyen aurait affirmé que la Grande Jamahiriya soutiendrait l’unité territoriale du Maroc. S’il s’agit de l’unité territoriale du royaume dans ses frontières internationalement reconnues, c’est là une bonne chose, et les Algériens ne peuvent qu’y adhérer.
Maintenant, s’il s’agit de cautionner l’occupation d’un pays dont le peuple refuse de devenir marocain comme il avait d’ailleurs refusé d’être mauritanien, les Algériens ne marchent pas, eux-mêmes ayant connu et vomi la colonisation et ses «bienfaits». Le Polisario, fer de lance du combat sahraoui, ne s’est pas créé au Maroc, ni en Algérie, ni même au Sahara occidental, ni en Espagne. Le Polisario est né en 1973 à Zouerate, en Mauritanie, à la suite d’un appel du colonel Mouammar Kadhafi invitant les Sahraouis à libérer leur pays.
Le leader libyen n’a pas adressé son appel aux Marocains ou à Hassan II, leur roi, ni à Ould Daddah, principal témoin de cet appel lancé de Nouakchott. Kadhafi, président actuel de l’Union africaine (UA), dont la RASD (République arabe sahraouie démocratique) est membre fondateur, avait décoré au début de septembre le président sahraoui Mohamed Abdelaziz de la médaille du 40e anniversaire de la grande révolution d’El-Fateh.
La médaille n’avait rien à voir avec l’UA ou avec la Ligue de pétanque libyenne. Elle était spécialement conçue pour l’anniversaire, ce qui démontre que la présence du président sahraoui était programmée aux festivités. Bien sûr, les Marocains se sont débrouillés des «sources officielles libyennes» pour démentir.
Sauf que ces sources ont la même particularité que les OVNI, elles sont non identifiables. Vingt-quatre heures après la médaille, Kadhafi enfonçait le clou et déclarait : «L’unique solution possible à la question du Sahara passe par la voie d’un référendum d’autodétermination.» Des propos aux antipodes de l’interprétation de Rabat sur «l’intégrité territoriale». Thèse battue en brèche par l’avalanche de protestations qui fusent de par le monde contre l’arrestation de Tamek et de ses compagnons.
Par Mohamed Zaâf
Maintenant, s’il s’agit de cautionner l’occupation d’un pays dont le peuple refuse de devenir marocain comme il avait d’ailleurs refusé d’être mauritanien, les Algériens ne marchent pas, eux-mêmes ayant connu et vomi la colonisation et ses «bienfaits». Le Polisario, fer de lance du combat sahraoui, ne s’est pas créé au Maroc, ni en Algérie, ni même au Sahara occidental, ni en Espagne. Le Polisario est né en 1973 à Zouerate, en Mauritanie, à la suite d’un appel du colonel Mouammar Kadhafi invitant les Sahraouis à libérer leur pays.
Le leader libyen n’a pas adressé son appel aux Marocains ou à Hassan II, leur roi, ni à Ould Daddah, principal témoin de cet appel lancé de Nouakchott. Kadhafi, président actuel de l’Union africaine (UA), dont la RASD (République arabe sahraouie démocratique) est membre fondateur, avait décoré au début de septembre le président sahraoui Mohamed Abdelaziz de la médaille du 40e anniversaire de la grande révolution d’El-Fateh.
La médaille n’avait rien à voir avec l’UA ou avec la Ligue de pétanque libyenne. Elle était spécialement conçue pour l’anniversaire, ce qui démontre que la présence du président sahraoui était programmée aux festivités. Bien sûr, les Marocains se sont débrouillés des «sources officielles libyennes» pour démentir.
Sauf que ces sources ont la même particularité que les OVNI, elles sont non identifiables. Vingt-quatre heures après la médaille, Kadhafi enfonçait le clou et déclarait : «L’unique solution possible à la question du Sahara passe par la voie d’un référendum d’autodétermination.» Des propos aux antipodes de l’interprétation de Rabat sur «l’intégrité territoriale». Thèse battue en brèche par l’avalanche de protestations qui fusent de par le monde contre l’arrestation de Tamek et de ses compagnons.
Par Mohamed Zaâf
lundi 26 octobre 2009
Le bon paierait pour les mauvais ?
Mme Louisa Hanoune du Parti des travailleurs dénonçait avant-hier le «lynchage médiatique» opéré sur l’ex-secrétaire général du ministère des Travaux publics. Accusé d’avoir touché des pots-de-vin dans le marché de l’autoroute est-ouest, M. Mohamed Bouchama est un cadre blanc comme neige. Son intégrité ne souffre aucun doute et il ne serait en réalité qu’un bouc émissaire, soutient Mme Hanoune, la seule personnalité politique algérienne qui a eu le mérite d’exprimer tout haut une pensée largement partagée dans… le silence. Mme Hanoune cite les innombrables témoignages favorables à M. Bouchama et va plus loin.
Ce sont les personnes qui sont derrière la violation du dossier de l’instruction qui ont intérêt à ce que la vérité n’éclate pas. Ce sont donc eux qui sont à mettre derrière les barreaux, disait-elle en substance. Et de rappeler les exemples dramatiques de deux cadres, dont une femme, morts en prison avant que la justice ne les absolve et prononce leur acquittement. Ce que n’a cependant pas relevé Mme Hanoune, du moins dans son intervention, c’est qu’un autre secrétaire général d’un ministère confié au MSP se trouve avoir maille à partir avec la justice, bien que jusque-là son intégrité morale n’ait jamais été chicanée ni chez nous ni ailleurs.
M. Fateh Boudamous, secrétaire général du ministère de la Pêche, lui, n’est heureusement pas en prison, le verdict du «procès du thon» l’impliquant étant reporté pour complément d’informations sur une période qui remonte à 2006. A M. Boudamous on ne reproche aucune malfaisance. Ceux qui le connaissent disent que son tort c’est d’avoir agi plus en tant qu’Algérien qu’en tant que cadre administratif, en plaçant les intérêts économiques nationaux avant les siens propres, quitte à piétiner les règlements.
Une démarche qui ne peut qu’être en harmonie avec la philosophie politico-économique de Mme Hanoune. D’autant que la nouvelle politique tracée par la RADP au secteur de la pêche rejoint fidèlement en fin de compte l’objectif initial de M. Boudamous. Une politique dont la finalité avouée est de réserver l’exploitation des ressources halieutiques nationales… aux Algériens. Serait-il juste d’être désigné par M. Yazid Zerhouni comme un repris de justice pour avoir agi précocement et… sainement ?
Par Mohamed Zaâf
Ce sont les personnes qui sont derrière la violation du dossier de l’instruction qui ont intérêt à ce que la vérité n’éclate pas. Ce sont donc eux qui sont à mettre derrière les barreaux, disait-elle en substance. Et de rappeler les exemples dramatiques de deux cadres, dont une femme, morts en prison avant que la justice ne les absolve et prononce leur acquittement. Ce que n’a cependant pas relevé Mme Hanoune, du moins dans son intervention, c’est qu’un autre secrétaire général d’un ministère confié au MSP se trouve avoir maille à partir avec la justice, bien que jusque-là son intégrité morale n’ait jamais été chicanée ni chez nous ni ailleurs.
M. Fateh Boudamous, secrétaire général du ministère de la Pêche, lui, n’est heureusement pas en prison, le verdict du «procès du thon» l’impliquant étant reporté pour complément d’informations sur une période qui remonte à 2006. A M. Boudamous on ne reproche aucune malfaisance. Ceux qui le connaissent disent que son tort c’est d’avoir agi plus en tant qu’Algérien qu’en tant que cadre administratif, en plaçant les intérêts économiques nationaux avant les siens propres, quitte à piétiner les règlements.
Une démarche qui ne peut qu’être en harmonie avec la philosophie politico-économique de Mme Hanoune. D’autant que la nouvelle politique tracée par la RADP au secteur de la pêche rejoint fidèlement en fin de compte l’objectif initial de M. Boudamous. Une politique dont la finalité avouée est de réserver l’exploitation des ressources halieutiques nationales… aux Algériens. Serait-il juste d’être désigné par M. Yazid Zerhouni comme un repris de justice pour avoir agi précocement et… sainement ?
Par Mohamed Zaâf
samedi 24 octobre 2009
Les «séquestrés» en débat
Le président Bouteflika a souligné à Kampala que l'Algérie "continue de fournir secours, protection et assistance aux réfugiés sahraouis, en attendant que cette question puisse trouver une solution définitive qui ouvrira la voie à leur retour dans leur pays aujourd'hui occupé". Bouteflika appelle un chat un chat. Le Sahara occidental, propriété des Sahraouis autant que la Palestine appartient aux Palestiniens, est un pays occupé. Et si nos hôtes refusent de vivre les affres de l'occupation marocaine, ce n'est pas l'hospitalière Algérie qui risque de les renvoyer dans les griffes du bourreau.
Pour Bouteflika, président de la RADP, les entraves marocaines au plan de règlement onusien sont une violation du droit du peuple sahraoui à choisir librement et démocratiquement son destin. Pour les Marocains, dans la Hamada de Tindouf, il n'y a pas de refugiés sahraouis mais des séquestrés que les méchants algériens retiennent par la force. Bizarrement, les Marocains n'ont a aucun moment parlé du "séquestré volontaire" qui a décidé voilà deux années de quitter la "douce France", son pays, pour venir partager avec les Sahraouis leurs dures conditions dans les camps de la Hamada.
Récemment, l'homme a même agrémenté son séjour d'une grève de la faim pour protester contre l'appui de Paris à l'occupation marocaine. Il en voulait à la France d'avoir empêché, en avril dernier, une résolution du Conseil de sécurité sur l'élargissement des compétences de la MINURSO à la surveillance des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Car le Maroc, qu'on nous présente comme l'as de la démocratie, des libertés et de la tolérance, est en fait un pays qui viole plus que jamais les droits humains, comme le révèle la répression sauvage et les arrestations de gens juste parce qu'ils rencontrent les leurs là ou ils peuvent le faire. A Kampala, le président sahraoui était édifiant. Il réclamait du Maroc qu'il mette un terme à ses violations des droits de l'homme et qu'il libère le "groupe des 7" que Rabat compte traduire devant la cour martiale. "Chassez le naturel, il revient au galop." Il est vrai que sur la question des droits humains, Rabat a fait illusion.
Par Mohamed Zaâf
Pour Bouteflika, président de la RADP, les entraves marocaines au plan de règlement onusien sont une violation du droit du peuple sahraoui à choisir librement et démocratiquement son destin. Pour les Marocains, dans la Hamada de Tindouf, il n'y a pas de refugiés sahraouis mais des séquestrés que les méchants algériens retiennent par la force. Bizarrement, les Marocains n'ont a aucun moment parlé du "séquestré volontaire" qui a décidé voilà deux années de quitter la "douce France", son pays, pour venir partager avec les Sahraouis leurs dures conditions dans les camps de la Hamada.
Récemment, l'homme a même agrémenté son séjour d'une grève de la faim pour protester contre l'appui de Paris à l'occupation marocaine. Il en voulait à la France d'avoir empêché, en avril dernier, une résolution du Conseil de sécurité sur l'élargissement des compétences de la MINURSO à la surveillance des droits de l'homme dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Car le Maroc, qu'on nous présente comme l'as de la démocratie, des libertés et de la tolérance, est en fait un pays qui viole plus que jamais les droits humains, comme le révèle la répression sauvage et les arrestations de gens juste parce qu'ils rencontrent les leurs là ou ils peuvent le faire. A Kampala, le président sahraoui était édifiant. Il réclamait du Maroc qu'il mette un terme à ses violations des droits de l'homme et qu'il libère le "groupe des 7" que Rabat compte traduire devant la cour martiale. "Chassez le naturel, il revient au galop." Il est vrai que sur la question des droits humains, Rabat a fait illusion.
Par Mohamed Zaâf
jeudi 22 octobre 2009
Partie en harga, la sagesse ?
Une «Association des sages» aurait été officiellement agréée par le ministère de l’Intérieur, aux dernières nouvelles. Une organisation qui vient appuyer le département de Zerhouni dont les troupes se font autrement câliner depuis le cycle des émeutes, sport qui enregistre chez nous le plus grand succès après le football. L’association ne s’occupera pas des émeutes revendicatives classiques qui, désormais, font partie du décor national.
Elle traquera plutôt les conflits tribaux, comme dans le cas des troubles énigmatiques dans la vallée du M’zab ou plus récemment à Deb-deb, dans la wilaya d’Illizi. Des conflits comme il en fleurissait du temps de la France coloniale lorsque nos ex-«bienfaiteurs» s’attelaient à nous monter les uns contre les autres, en application fidèle du principe «diviser pour régner».
On ne sait pas s’il s’agit là d’une coïncidence ou d’une décision mûrement réfléchie, mais l’association émane justement de notre Grand Sud, plus précisément de la spirituelle Adrar, et compte s’appuyer sur des comités à créer dans les 48 wilayas que compte la RADP. Penser à mettre en place des institutions pour régler les conflits ou les arbitrer, loin de la lourdeur bureaucratique, c’est très bien. Penser à prévenir les conflits ou à sonner l’alarme à temps, avant les dégâts et les haines qui en découlent, serait encore mieux.
L’idée qu’on dit partie de cercles proches de la présidence, gagnerait à être creusée pour être exploitée efficacement et à fond, car elle pourrait être cette réponse nationale capable de couper l’herbe sous les pieds des magouilleurs d’ici et de là-bas. Car il ne faut pas perdre de vue que le Sud, cet espace témoin de la «Transsaharienne», du «Barrage vert» et d’où feu Boumediene encouragea les Algériens à «rêver», a coûté aux Algériens tant de marchandages et des années de guerre en rab.
La bousculade occidentale et ses télescopages dans le Sahel ne sont pas pour démentir les convoitises. Que les services de Zerhouni agréent une telle association ne peut qu’être applaudi, même si «liberté et justice» n’a pas la même faveur, les enquêtes sur les partis politiques durant, chez nous, le temps… qu’il faut. Ce qui fait penser que, finalement, il n’y a pas que le colonialisme qui soit un mauvais élève.
Par Mohamed Zaâf
Elle traquera plutôt les conflits tribaux, comme dans le cas des troubles énigmatiques dans la vallée du M’zab ou plus récemment à Deb-deb, dans la wilaya d’Illizi. Des conflits comme il en fleurissait du temps de la France coloniale lorsque nos ex-«bienfaiteurs» s’attelaient à nous monter les uns contre les autres, en application fidèle du principe «diviser pour régner».
On ne sait pas s’il s’agit là d’une coïncidence ou d’une décision mûrement réfléchie, mais l’association émane justement de notre Grand Sud, plus précisément de la spirituelle Adrar, et compte s’appuyer sur des comités à créer dans les 48 wilayas que compte la RADP. Penser à mettre en place des institutions pour régler les conflits ou les arbitrer, loin de la lourdeur bureaucratique, c’est très bien. Penser à prévenir les conflits ou à sonner l’alarme à temps, avant les dégâts et les haines qui en découlent, serait encore mieux.
L’idée qu’on dit partie de cercles proches de la présidence, gagnerait à être creusée pour être exploitée efficacement et à fond, car elle pourrait être cette réponse nationale capable de couper l’herbe sous les pieds des magouilleurs d’ici et de là-bas. Car il ne faut pas perdre de vue que le Sud, cet espace témoin de la «Transsaharienne», du «Barrage vert» et d’où feu Boumediene encouragea les Algériens à «rêver», a coûté aux Algériens tant de marchandages et des années de guerre en rab.
La bousculade occidentale et ses télescopages dans le Sahel ne sont pas pour démentir les convoitises. Que les services de Zerhouni agréent une telle association ne peut qu’être applaudi, même si «liberté et justice» n’a pas la même faveur, les enquêtes sur les partis politiques durant, chez nous, le temps… qu’il faut. Ce qui fait penser que, finalement, il n’y a pas que le colonialisme qui soit un mauvais élève.
Par Mohamed Zaâf
mercredi 21 octobre 2009
La violence, seul moyen de communication ?
La contestation reprend ses droits dans nos cités, n’épargnant plus les quartiers de la capitale, alors que les «chahuts de gamins» reprennent et se propagent jusqu’aux proximités de la première institution de la RADP. Les émeutes se reproduisent plus rapidement que les grippes porcine et aviaire réunies.
Généralement, l’émeute vient en réaction à une décision administrative qu’on appréhende mal parce qu’on croit qu’on abuse de notre confiance et de nos droits. Mais d’autres types d’émeutiers apparaissent, ceux qui entendent se faire justice eux-mêmes, convaincus qu’il y a très peu de chance pour que l’Etat vienne le faire à leur place.
Souvent, les émeutiers passent à l’action parce que convaincus que la violence reste l’unique moyen pour attirer l’attention des autorités compétentes sur les «injustices» dont ils feraient les frais. Et là, il n’est pas besoin d’avoir le Q.I. d’Einstein pour en déduire que dans la question des émeutes l’absence chronique de canaux de communication efficients entre l’Etat et ses administrés n’est pas du tout étrangère au phénomène.
A l’ère de l’internet, combien de nos APC peuvent-elles se targuer d’avoir leur site web, cet espace qui permet d’informer en temps réel le citoyen sur les affaires de la cité ? Ce qui attribuerait plus de transparence à la gestion municipale et pourrait donc contribuer à renouer avec la confiance perdue.
Or, on a l’impression que, dans les milieux responsables, la transparence est un produit pas casher. Les partis politiques et toute l’armada de la société civile ne jouent pas non plus leur rôle de relais. Ils ne se rappellent du peuple qu’à l’approche des élections. Aucun débat télévisé pouvant éclairer ou tranquilliser les populations sur les décisions qui touchent directement à leur quotidien n’est organisé.
Quant aux officiels, ils se limitent à pondre des déclarations ou des chiffres que la presse véhicule et que le terrain contredit. Et lorsqu’on décide de «dialoguer» à tout prix, on va alors le faire sur la voie publique. On brûle des pneus, on casse les biens publics et l’on se fait casser la gueule. Tout le monde déplore, mais c’est la violence qui reviendra et non pas le débat ou la transparence.
Par Mohamed Zaâf
Généralement, l’émeute vient en réaction à une décision administrative qu’on appréhende mal parce qu’on croit qu’on abuse de notre confiance et de nos droits. Mais d’autres types d’émeutiers apparaissent, ceux qui entendent se faire justice eux-mêmes, convaincus qu’il y a très peu de chance pour que l’Etat vienne le faire à leur place.
Souvent, les émeutiers passent à l’action parce que convaincus que la violence reste l’unique moyen pour attirer l’attention des autorités compétentes sur les «injustices» dont ils feraient les frais. Et là, il n’est pas besoin d’avoir le Q.I. d’Einstein pour en déduire que dans la question des émeutes l’absence chronique de canaux de communication efficients entre l’Etat et ses administrés n’est pas du tout étrangère au phénomène.
A l’ère de l’internet, combien de nos APC peuvent-elles se targuer d’avoir leur site web, cet espace qui permet d’informer en temps réel le citoyen sur les affaires de la cité ? Ce qui attribuerait plus de transparence à la gestion municipale et pourrait donc contribuer à renouer avec la confiance perdue.
Or, on a l’impression que, dans les milieux responsables, la transparence est un produit pas casher. Les partis politiques et toute l’armada de la société civile ne jouent pas non plus leur rôle de relais. Ils ne se rappellent du peuple qu’à l’approche des élections. Aucun débat télévisé pouvant éclairer ou tranquilliser les populations sur les décisions qui touchent directement à leur quotidien n’est organisé.
Quant aux officiels, ils se limitent à pondre des déclarations ou des chiffres que la presse véhicule et que le terrain contredit. Et lorsqu’on décide de «dialoguer» à tout prix, on va alors le faire sur la voie publique. On brûle des pneus, on casse les biens publics et l’on se fait casser la gueule. Tout le monde déplore, mais c’est la violence qui reviendra et non pas le débat ou la transparence.
Par Mohamed Zaâf
mardi 20 octobre 2009
Des malades ou des monstres ?
Deux cent soixante-trois personnes ont été arrêtées dans des affaires de coups et blessures volontaires perpétrés sur ascendants durant les 8 premiers mois de l’année 2009, apprend-on à la lecture du «Clin d’œil» animé par le colonel Abderrahmane Ayoub, dans la revue de la Gendarmerie nationale. Ainsi, ce qui était hier une exception a tendance à se banaliser puisqu’il se trouve aujourd’hui des énergumènes qui, parmi nous, osent lever la main sur leurs parents.
Qui aurait pu le penser il y a quelques années, lorsque l’Algérien n’osait même pas prendre son propre gosse dans ses bras en présence de son père, par la pudeur. Qu’avons-nous à voir aujourd’hui avec la légendaire soumission d’Ismaïl à Ibrahim –que le salut soit sur eux –, les ascendants dont se revendiquent les musulmans ? Aujourd’hui que les convictions s’évaporent, il ne doit plus y avoir de candidat prêt à perpétuer le geste d’Ismaïl et à tendre sa gorge pour accomplir la volonté du père en obéissance à Dieu.
Aujourd’hui, certains osent saisir leur père à la gorge parce qu’ils n’ont probablement plus grand-chose à voir avec Dieu. Et «si tu n’as pas de pudeur, fais ce que bon te semble», disait notre Prophète (QSSSL). Dans sa chronique, le colonel Ayoub relevait la glissade des jeunes vers la violence, avec les changements dramatiques induits depuis les années 1990.
«La violence traumatisante du terrorisme a profondément marqué le comportement des jeunes qui ont recours à l’incivilité [et à] l’agressivité pour s’exprimer», constatait-il pertinemment dans son article intitulé «Protection de l’enfance - Action de la Gendarmerie nationale». Il a donc suffi d’une génération pour que l’incivisme et l’agressivité noient la société, participant dans une énorme proportion au mal-vivre d’une société notoirement connue pour son pacifisme et surtout pour son culte de la pudeur.
Des qualités héritées de nos valeurs avant que des ONG d’outre-mer viennent nous les polluer et nous diriger sur des voies pernicieuses qui nous en éloignent. Jeter ses parents, est-ce là un geste de chez nous ? N’est-ce pas là un héritage colonial, d’origine occidentale ? Comment une thérapeutique occidentale peut-elle ramener la pudeur chez nous ?
Par Mohamed Zaâf
Qui aurait pu le penser il y a quelques années, lorsque l’Algérien n’osait même pas prendre son propre gosse dans ses bras en présence de son père, par la pudeur. Qu’avons-nous à voir aujourd’hui avec la légendaire soumission d’Ismaïl à Ibrahim –que le salut soit sur eux –, les ascendants dont se revendiquent les musulmans ? Aujourd’hui que les convictions s’évaporent, il ne doit plus y avoir de candidat prêt à perpétuer le geste d’Ismaïl et à tendre sa gorge pour accomplir la volonté du père en obéissance à Dieu.
Aujourd’hui, certains osent saisir leur père à la gorge parce qu’ils n’ont probablement plus grand-chose à voir avec Dieu. Et «si tu n’as pas de pudeur, fais ce que bon te semble», disait notre Prophète (QSSSL). Dans sa chronique, le colonel Ayoub relevait la glissade des jeunes vers la violence, avec les changements dramatiques induits depuis les années 1990.
«La violence traumatisante du terrorisme a profondément marqué le comportement des jeunes qui ont recours à l’incivilité [et à] l’agressivité pour s’exprimer», constatait-il pertinemment dans son article intitulé «Protection de l’enfance - Action de la Gendarmerie nationale». Il a donc suffi d’une génération pour que l’incivisme et l’agressivité noient la société, participant dans une énorme proportion au mal-vivre d’une société notoirement connue pour son pacifisme et surtout pour son culte de la pudeur.
Des qualités héritées de nos valeurs avant que des ONG d’outre-mer viennent nous les polluer et nous diriger sur des voies pernicieuses qui nous en éloignent. Jeter ses parents, est-ce là un geste de chez nous ? N’est-ce pas là un héritage colonial, d’origine occidentale ? Comment une thérapeutique occidentale peut-elle ramener la pudeur chez nous ?
Par Mohamed Zaâf
dimanche 18 octobre 2009
Qui arrêtera la roue de l’histoire ?
Comme le craignait Israël, le rapport de Richard Goldstone a été adopté par 25 voix sur 47, bien qu’aucun Etat européen n’ait voté en sa faveur et que le pays d’Obama ait voté contre. Cela a-t-il incité les pilleurs d’organes aux regrets ou à la repentance ? Pas du tout, et s’ils n’osent pas parler de «bienfaits», comme le font sans vergogne leurs poulains, leur Premier ministre promet de faire campagne le temps qu’il faudra pour «discréditer le discrédit», c’est-à-dire discréditer le rapport Goldstone.
Une cécité politique chronique et incha’Allah fatale. «Ki tetqaddar laqdar, tana’ma labsar (quand le destin se présente, la clairvoyance déserte)», dit un proverbe populaire de chez nous. Discréditer le discrédit ne peut rétablir le pucelage, car un précédent a bel et bien été établi et Israël l’inviolable a été bel et bien «défloré».
Quel que soit le chemin qu’on fera emprunter au rapport Goldstone, quel que soit le sort qui lui sera réservé au «machin», cet outil fabriqué sur les mesures d’un Occident en voie de céder à son tour le passage. La puissance «numéro un» de la planète n’éprouve aucune honte à dire qu’elle a voté contre le rapport parce qu’il n’était pas… équilibré.
Une argumentation de vrais … déséquilibrés car le déséquilibre est à chercher dans le bilan de l’agression de Gaza qui, doit-on le rappeler, fait état de la mort de 1 400 Palestiniens contre moins d’une vingtaine d‘israéliens. Les Américains ne votent pas dans un souci d’équité, ce ne sont que des équilibristes. Il faut se résigner à cette réalité.
A peine s’ils ne reprennent pas l’autre géniale connerie israélienne qui s’efforce à vendre une marchandise que tout le monde sait être ni saine ni loyale. Qui honnêtement peut avaler les bobards juifistes lorsqu’ils avancent que l’adoption du rapport «encourage les organisations terroristes à travers le monde» ?
Qui ignore aujourd’hui que les Israéliens sont les colonisateurs et les Palestiniens les colonisés ? Qui ignore qu’il existe une résistance qui lutte contre l’occupant sioniste et que tout peuple occupé a le droit de se défendre avec tous les moyens dont il dispose ? Qui ignore que toutes les résistances finissent tôt ou tard par vaincre ?
Par Mohamed Zaâf
Une cécité politique chronique et incha’Allah fatale. «Ki tetqaddar laqdar, tana’ma labsar (quand le destin se présente, la clairvoyance déserte)», dit un proverbe populaire de chez nous. Discréditer le discrédit ne peut rétablir le pucelage, car un précédent a bel et bien été établi et Israël l’inviolable a été bel et bien «défloré».
Quel que soit le chemin qu’on fera emprunter au rapport Goldstone, quel que soit le sort qui lui sera réservé au «machin», cet outil fabriqué sur les mesures d’un Occident en voie de céder à son tour le passage. La puissance «numéro un» de la planète n’éprouve aucune honte à dire qu’elle a voté contre le rapport parce qu’il n’était pas… équilibré.
Une argumentation de vrais … déséquilibrés car le déséquilibre est à chercher dans le bilan de l’agression de Gaza qui, doit-on le rappeler, fait état de la mort de 1 400 Palestiniens contre moins d’une vingtaine d‘israéliens. Les Américains ne votent pas dans un souci d’équité, ce ne sont que des équilibristes. Il faut se résigner à cette réalité.
A peine s’ils ne reprennent pas l’autre géniale connerie israélienne qui s’efforce à vendre une marchandise que tout le monde sait être ni saine ni loyale. Qui honnêtement peut avaler les bobards juifistes lorsqu’ils avancent que l’adoption du rapport «encourage les organisations terroristes à travers le monde» ?
Qui ignore aujourd’hui que les Israéliens sont les colonisateurs et les Palestiniens les colonisés ? Qui ignore qu’il existe une résistance qui lutte contre l’occupant sioniste et que tout peuple occupé a le droit de se défendre avec tous les moyens dont il dispose ? Qui ignore que toutes les résistances finissent tôt ou tard par vaincre ?
Par Mohamed Zaâf
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